
Après le joli coup d'essai de l'année passée, le festival des pionniers de Saint-François est prêt pour sa 2e édition

Celle-ci aura lieu le mercredi 26 juin dans le quartier du Chenois à Waterloo. Sudinfo Waterloo avait - heureusement - repéré et applaudit l'initiative des jeunes organisateurs de ce festival pop-rock très réussi pour une 1ère édition.
Les bénéfices du concert aideront les pionniers du poste Zéphyr de Saint-François d'Assise à partie en camp humanitaire à Blaj au centre de la Roumanie. Cette expédition est réalisée en collaboration avec Christine Mathieu active au sein du Collectif Solidarité Roms.
Cheville ouvrière du Festi' Pi, Stéphanie de Vries, précise : " C’est d'abord l’occasion pour les pionniers de découvrir de nouveaux horizons, de visiter la Transylvanie et de côtoyer une autre culture."
Indri Keego Feu d' camp (totem de Steph) ajoute : "Un des buts du projet est de se rendre compte de la discrimination existant envers les Roms. Une série d’actions humanitaires seront effectuées par le poste pionnier en partenariat avec la population locale".
Source et plus d'information, sur le blog de Sud Info du jeudi 13 juin 2013.

Faut-il condamner les parents qui mendient avec leurs enfants en assimilant cette pratique à de l'exploitation? Trop simple répond Jacques Fierens, spécialiste des droits de l'enfant. Et discriminatoire, car dans les faits aujourd'hui cela vise principalement une population : les Roms.
Une proposition de loi relative à l’exploitation de la mendicité, qui a pour objectif de pénaliser la mendicité accompagnée d’enfants, est discutée depuis plusieurs semaines en Commission de l’Intérieur du Sénat.
Personne ne pense que la place d'un enfant est dans la rue, pour mendier ou accompagner sa mère mendiante.
Par Jean-Marie DERMAGNE, Porte-parole du Syndicat des avocats pour la démocratie (SAD) et ancien bâtonnier
Rien n’a changé depuis la Castafiore et le prétendu vol de ses bijoux : Tziganes, gitans, Roms et autres "gens du voyage" demeurent, toujours et partout, des parias. Des pestiférés même. Et voleurs de pères en fils, comme de bien entendu ! Les successeurs des Dupont-Dupond ont gardé le flair des faux jumeaux à la légendaire sagacité : pour peu qu’un méfait coïncide avec leur présence dans les parages, les Roms et autres "nomades" sont ipso facto les coupables. Pas étonnant : l’inconscient collectif leur colle le gène du vol et de l’arnaque avec, en tête de leur palmarès, l’escroquerie à la mendicité.
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Réflexions sur le travail social à l'occasion de l'anniversaire du Centre de Médiation des Gens du Voyage
Par Jean BLAIRON, Directeur de l’asbl R.T.A. |
| © Fabian De Backer |
Le titre qui m'a été proposé a été bien inspiré de se ponctuer par un point d'interrogation. Le terme « leçon » est en effet d'une grande polysémie et notre journée de réflexion montre que cette polysémie mérite d'être explorée.
En matière de droits à conquérir ou à garantir aux groupes et populations concernés, la question de la base volontaire ou de la base imposée a traversé les échanges : est-il efficace, nécessaire ou judicieux de « ne pas faire la leçon » aux autorités communales, notamment en matière d'accueil des gens du voyage ?
La question se pose avec d'autant plus d'acuité que l'analyse des situations qui a été opérée montre que les progrès en matière de droits sont très lents : la violence sociale est encore beaucoup trop pré-sente et trop forte (c'est l'acception du mot leçon « infliger une correction » qui est trop mobilisée dans la réalité).
Dans un autre sens encore, le terme « leçon » désigne une variante non significative (une variante de copiste) et il semble que ce soit une tentation à laquelle tout « nouveau » service doive réfléchir : le danger de devenir une « petite case sociale » de plus pour un « sous-groupe cible » de plus est bien présent.
La réflexion sur les actions de médiation du Centre (CMGVRW) touche donc à des problématiques plus larges : le mode d'implantation d'une politique de droits, la violence subie par des groupes dans notre société, la légitimité du travail social. Ce sont ces problématiques que nous voudrions essayer d'abor-der, dans une logique réflexive qui est celle de l'éducation permanente.
Il convient en effet, même en étant venu en voisin, en partenaire et en ami, d'échapper à une dernière signification du terme générique : « il a bien appris sa leçon », pour « il dit non ce qu'il sait ou pense, mais ce qu'on lui a demandé de dire ».
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