Les ventes de camping-cars sont en forte hausse. Passionnée, Jeanine Degive est secrétaire de l’association des motor-homes itinérants. Pour elle, le véhicule de loisir, «c’est la liberté».

Lorsqu’on lui demande de se présenter, Jeanine répond: «Jeanine Degive, équipage Daie», du nom de son époux. Au fait, au sein de son association, chaque couple forme un équipage.

Le couple Daie (Vedrin, près de Namur) s’est mis au motor-home voilà 22 ans. Objectif: une volonté de changer de destination de vacances chaque année. Cette passion les conduit dans une douzaine de pays: «On a fait la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, le Grand-Duché, l’Allemagne, la Tchéquie, etc.»

Vu le statut d’indépendant de Daie Kazadi, l’époux de Jeanine, l’équipage ne partait jamais plus de onze jours. La pension est donc une libération: le couple se permet désormais des escapades plus longues. Leur dernier séjour sur la péninsule ibérique a d’ailleurs duré quatre semaines. Mais pour Jeanine, «ce n’est pas beaucoup, comparé à des gens qui partent plus longtemps. J’ai dans ma famille une petite cousine qui est partie quasiment un an.»

«Il y a plus de risques dans les aéroports»

Le véhicule de camping permet de se déplacer plus facilement, et de ne pas être tributaire des moyens conventionnels de transport. «Avec le motor-home, c’est la liberté», soutient Jeanine, en réminiscence d’un vieux slogan de la fin des années 60 («Ma voiture, c’est ma liberté»).

Son époux, peu bavard acquiesce d’un hochement de la tête. Tous deux considèrent le voyage en motor-home comme «une vie chez soi», car «on se déplace avec ses affaires, on fait ses courses comme on le fait quand on est à la maison».

Côté sécurité, Jeanine trouve qu’il y a plus de risques dans un aéroport que dans un motor-home. Les distances à parcourir l’effraient encore moins: «On part quand on veut et si on est fatigué, on s’arrête, de toute façon, on n’est pas tenu par une heure d’arrivée.»

Le couple ne part pas seul en vacances. Ils font la route en compagnie d’autres équipages, pour une destination commune. Avec leur association, nos deux passionnés participent régulièrement aux rencontres internationales des clubs de camping-car. Cette année, la France accueille l’événement. L’objectif de tels rassemblements: promouvoir l’usage du motor-home.

De plus en plus loin

Selon Jeanine, «les vacanciers vont de plus en plus loin», les voyages ne se limitent pas au continent européen. Le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du sud sont des destinations privilégiées des amateurs. «Certaines agences de voyages offrent ce type de séjour. Elles prévoient plusieurs formules. Le transport des camping-cars des clients, par bateau jusqu’à la destination choisie, ou la location de véhicules sur place. La seconde formule est moins onéreuse.»

Plus près d’ici, le gouvernement wallon a pris depuis l’an dernier des mesures pour faciliter l’aménagement des aires d’accueil pour motor-homes. La durée de stationnement sur une aire est passée de 24 à 48 heures. Une mesure qui fait le bonheur de Jeanine et son association.

Source : L'Avenir - Jacques Duchateau - 12 septembre 2017